Libertinophobie externalisée

Suite du billet d’hier. Une autre femme sur le même site, à qui je dis que je suis libertin et dominant.

ELLE: ton photo est originale, mais le libertinage et le SM, c’est tout ce que je déteste.

La conversation s’est arrêtée là. Comme quasiment à chaque fois que je parle de libertinage sur un site non-dédié à cet univers. Mes amis libertins vivent la même chose.

Et là, je repense à la réaction d’hier : « quand une femme se comporte comme un homme, on la traite de salope« . Eh bien, quand un homme se « conduit comme un homme », on le traite de libertin et on lui claque la porte au nez.

Est-ce vraiment mieux ?

Comment peut-on prétendre que les hommes bénéficient d’un traitement de faveur et d’une liberté sexuelle plus grande que les femmes, quand ils sont stigmatisés et ostracisés à ce point ?

5 Replies to “Libertinophobie externalisée”

  1. Alors, déjà, "pauvre coupinet", c'est un casus belli. Vous en répondrez sur le pré, monsieur.

    Ensuite, reconnaître que notre société n'est pas ouverte aux personnes libérées, quelles soient des femmes (des salopes) ou des hommes (des queutards), n'est-ce pas précisément le sujet de cet article ?

  2. Pour le pré, c'est OK. Je choisis le fleuret moucheté.

    Sinon, ton article pose un vague constat mais sans la moindre analyse. C'est comme si tu allais à la messe un dimanche en te plaignant de ne pas y trouver beaucoup d'athées.
    Je trouve que notre société n'est pas si cruelle. Déjà, nous avons droit à la parole, nos pratiques sont légales, tout le monde n'a pas cette chance sur la planète.
    Tu peux certes regretter d'être minoritaire dans ta pratique, mais tu as la grande liberté d'en être prosélyte (ce que nous faisons via nos burps, il me semble).

    1. Bonsoir,
      Prévenez-moi pour l’heure du duel. Je veux bien être le témoin.
      Pour ce qui est de la société, nous sommes en pleines contradictions dans un monde où la censure est de plus en plus présente avec des sujets qui sont de plus en plus tabous (Coluche aurait du mal à mon avis par les temps qui courent à faire de l’humour sur certaines religions ou autres sujets « à risque ») et parallèlement internet, twitter et autres média permettent de dire tout et n’importe quoi sans aucun contrôle. Sur facebook, le sein est tabou, mais dans le même temps, les ados regardent du porno sur leur téléphone intelligent à 12 ans à peine.
      Au début du 20 ème, notre société était par certains côtés nettement plus tolérante. Les maisons closes avaient pignon sur rue. Les pères y emmenaient leurs fils faire leur première expérience, la sexualité n’était pas tabou et Paris était la ville du libertinage d’où sa popularité internationale. Mais paradoxe encore, l’homosexualité y était réprimée et censurée. Un spectacle de Colette au Moulin Rouge où elle embrassait une autre femme avait failli être interdit. La femme n’était pas considérée et son plaisir même pas envisageable.
      Ce que j’apprécie dans les apéros (j’en suis à mon deuxième), c’est de pouvoir parler librement sans craindre de choquer quiconque ni de voir un regard réprobateur.
      Sur ce, je vais préparer mon attelage pour ne pas arriver en retard au duel. Au fait, c’est où ?

    2. Il a eu lieu en 2016. Tu arrives en retard !

      Mais on s’est raté mutuellement, d’ailleurs tu nous croisé Comme une image et moi vendredi et nous allions bien tous les deux.

      Le début du 20e siècle avait un rapport très ambigu à la sexualité. Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de tolérance à propos des bordels, même s’ils étaient appelés maisons de tolérance. C’était surtout une façon de déplacer le sexe en dehors de la société.

      Il y a eu une période d’ouverture d’esprit après guerre, qui a culminé aux environs de mai 68, du summer of love, etc. Mais le 21e prend un virage puritain assez inquiétant.

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